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Le lac d'Esch sur Sûre

La production d'eau potable

Les activités de loisir

La production d'énergie

La régulation de la Sûre

Caractéristiques du lac de 
barrage d'Esch sur Sûre.

Adresses utiles.

  

Le barrage d'Esch-sur-Sûre
- Aspect technique -

Le barrage a de multiples utilisations

La décision de construire le barrage d'Esch/Sûre émane de la loi du 24 juin 1953
"autorisant le Gouvernement à réaliser l'aménagement hydro-électrique que la
Haute-Sûre en amont d'Esch/Sûre"
Les travaux de construction ont commencé en 1955.
Au cours de l'année 1959 eut lieu le premier remplissage.
Le barrage d'Esch/Sûre à "multiples utilisations" est appelé à remplir quatre
missions bien distinctes qui par ordre décroissant de leur importance, sont:
La production d'eau potable
Les activités de loisir
La production d’énergie
La régulation de la Sûre


La production d'eau potable

L'alimentation en eau potable du pays repose sur deux colonnes:
1e colonne :
- les eaux souterraines (environ 55% du total) en provenance de diverses nappes
aquifères dont de loin la plus importante est celle du Grès de Luxembourg.
2e colonne:
- les eaux de surface (environ 45% du total) en provenance du lac de barrage d'Esch/Sûre.
Suite à une demande d'eau de plus en plus importante tant de la part des industries que
des consommateurs domestiques, l'offre en eau souterraine fut insuffisante
vers la fin des années 60.
La loi du 31 juillet 1962 a institué le Syndicat des Eaux du Barrage d'Esch/Sûre
(S.E.B.E.S.) avec la mission de renforcer l'alimentation en eau potable du pays à partir
du réservoir d'Esch/Sûre.
Les travaux de construction de la station de traitement et les travaux de pose de la première
extension du réseau de distribution du S.E.B.E.S sont terminés en 1969.
Le S.E.B.E.S entre en service en juin 1969.
Suite à des travaux d'extension au réseau de distribution, le S.E.B.E.S atteint à la fin des
années 70, soixante-quinze pour cent de la population qui consomment un mélange d'eaux
souterraines et d’eaux de surface à proportion variable selon la région du pays.
Les eaux du barrage sont caractérisées par un faible degré de minéralisation, par la présence de fer et de manganèse en concentrations dépassant celles admises par la législation se rapportant à l'eau potable, et par un excès de gaz carbonique rendant l'eau agressive.
Afin de convertir l'eau brute en eau potable correspondant à la législation luxembourgeoise,
l'eau du barrage subit un traitement en cinq phases comprenant:
- une pré oxydation,
- une floculation sur accélérateur à lit de boue,
- une filtration sur filtres à sable rapides,
- une désacidification avec ré carbonisation visant la stabilisation et l'équilibre   calcocarbcrique,
- une stérilisation,
La production totale de 1969 à 1980 inclus est de 145 Mio de m3.

 

         Les activités de loisir

 

Implanté au cœur des Ardennes luxernbourgeoises, encastré dans les versants boisés de l'Oesling, situé dans une région peu peuplée et démunie d'industries, donc à l'abri des pollutions, le lac d'Esch/Sûre présente tous les atouts qui en font le lieu de rendez-vous de gens avides de passer quelques jours ou seulement quelques heures de détente et de récréation.
Les activités de loisir sont permises dans la zone de protection Il qui englobe les abords du lac en amont du village de Lultzhausen; dans la zone de protection I, qui couvre la partie située entre Lultzhausen et le barrage, les activités avec contact direct de l'eau sont interdites.
L'institution des zones de protection de même que l'interdiction de certaines activités à risque de pollution trop élevé, comme les bateaux à moteurs a explosion, visent la protection sanitaire du lac indispensable à la production d'eau potable.
La longueur des berges du lac est de 42 km, dont deux tiers se trouvent dans la zone de protection Il.
Les nombreux touristes, surtout néerlandais et belges, ainsi que bon nombre de
luxembourgeois y pratiquent: la plongée subaquatique, la natation, la voile, la pêche...…
Un réseau important de sentiers touristiques battus dans les versants abrupts du lac font le plaisir des nombreux promeneurs.
Plusieurs camps de camping, des hôtels et des auberges offrent des logements aux touristes.

                        

                         

                     

  

La production d'énergie

Les masses d'eau, accumulées derrière le barrage, constituent une énergie potentielle susceptible d'être convertie en énergie électrique de pointe.
Pour ce faire, une centrale électrique est accolée au barrage et munie de deux turbines à axe vertical du type Francis d'une puissance nominale unitaire de 6400 KVA.
Quatre barrages de moindre taille forment des bassins tampon destinés à recueillir les masses d'eau turbinées qui arrivent par à-coups.
La production d'énergie dépend du débit de la Sûre et varie donc d'année en année en fonction de la pluviométrie.
Que les trois années consécutives suivantes servent d'exemple:
Production en 1974: 20,1 GWh (1GWh = 1 Mio. KWh)
Production en 1975: 11,3 GWh
Production en 1976: 6,0 GWh
La production totale de 1960 à 1980. inclus est de 326 GWh.
La centrale hydroélectrique d'Esch/Sure a perdu en importance au fil des années, malgré
la demande énergétique accrue. La raison est la suivante:
Alors que la pointe C.E.G.E.D.E.L fut de 27,02MW au moment de la décision de construire le
barrage d'une puissance de 2 x 6,4 MVA, elle fut de 301,8 MW en 1980.
En conséquence la part de la pointe que le barrage d’Esch/Sûre est capable de porter se
trouve fortement diminuée.

 

La régulation de la Sûre.

Le régime de la Sûre est très irrégulier, ceci dû à la formation géologique du Dévonien
qu'il traverse: Les schistes des Ardennes sont compacts, peu poreux et presque imperméables.
Il s'ensuit que la Sûre accuse des débits très importants pendant l'hiver.
A défaut du phénomène d'évapotranspiration due à la végétation absente ou peu active à cette période, la presque totalité des masses pluviales se retrouve dans la Sûre.
La Sûre peut débiter jusqu’à 100 m3/s au niveau du barrage.
Inversement, la formation du Dévonien ne permet pas l'accumulation de l'eau de façon qu'en été, en présence de l'évapotranspiration, le débit de la Sûre peut tomber jusqu'à 100 l/s.
Dans les limites de sa capacité, le lac du barrage peut servir de bassin tampon pour la régulation du débit de la Sûre.
En hiver, le barrage sert à l’écrêtement des crues tant que le lac n’est pas rempli jusqu’au
débordement.

 

Caractéristiques du lac de barrage d'Esch-sur-Sûre

La Sûre:
Débit moyen 175 240  hm3/a = 5,5 7,6 m3/s
Bassin versant:
Surface totale: 428 km2 dont 274 km2 en Belgique

Zone de protection 1
Surface totale          978 ha 100 %
Surface boisée         550 ha 56,2%
Surface labourée     323 ha 33,0%
Surface submergée 105 ha 10,7%

Zone de protection 2
Surface totale             3 433 ha 100 %
Surface boisée           1 682 ha 49,0%
Surface labourée        1 476 ha 43,0%
Surface submergée      275 ha 8,0%
Surface du plan d'eau:       380 ha
Profondeur maximum + - 30 mètre

Longueur des berges
42 Km

Capacité du lac en fonction du niveau:
Cote 322 m 59,113 hm3 (niveau supérieur de la retenue)
Cote 321 m     55,719 hm3
Cote 320 m     52,434 hm3
Cote 315 m      38,l35 hm3
Cote 310 m     26,882 hm3

Cotes intéressantes:
Prises d'eau du S.E.B.E.S: 291.75
Fond du lac: 275,50

Le barrage:
Type : voûte mince avec surplomb à l'aval et forme à double courbure
épaisseur  de la voûte: cote 282:4,03 m
                                     cote 322:1,50 m

 

Adresses utiles

Commissariat Bavigne TEL:993565
                                       FAX:993693

Pompiers / Ambulance TEL: 112

Administration Communale de Neunhausen TEL: 89629

Auberge de Jeunesse
Rue du Village
L-9666 Lulzhausen TEL: 89424

Ministère de l'éducation physique et sports TEL: 899247

Bases nautiques de Liefrange et Lultzhausen
(réservation des vestiaires)
Préposé Krantz Jean        TEL: 478-3417

Hotel Peiffer
Station de gonflage (air comprimé &  NITROX)
Bruyere-Lux 
36 Maison
URL: http://www.peiffer.lu
L-9660 Insenborn TEL:  839897
                                  FAX: 899327
   

 

 

 

 

Règlement grand-ducal du 12 novembre 1971 relatif à l’utilisation du plan d’eau du lac de barrage d’Esch-sur-Sûre.

 

Nous JEAN , par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc.;
Vu la loi du 27 mai 1961 concernant les mesures de protection sanitaire du barrage d’Esch-sur-Sûre;
Vu article 27 de la loi du 8 février 1961 portant organisation du Conseil d’Etat et considérant qu’il y a 
urgence;
Sur le rapport de Note Ministre de la Santé Publique, de Note Ministre de I’Intérieur, de Notre Ministre
du Tourisme,
de Notre Ministre des Travaux Publics et de Notre Ministre de la Justice et après délibération du 
Gouvernement
en Conseil ;

Arrêtons :

Art.1er. Sans préjudice d’autres dispositions légales et réglementaires, l’utilisation du plan d’eau du
lac de barrage
d’Esch-sur-Sûre est régie par les disposition du présent règlement qui détermine dans I’intérêt de 
la protection de
la santé publique les conditions auxquelles sont soumises la navigation, la plongée sous-marine, 
la natation, le baignade et la pêche.

Titre 1er .- Navigation.

Art. 2. Sont seuls admis à la navigation et sotie la responsabilité des usagers, les bateaux de plaisance 
à rame,
les canots pneumatiques à plusieurs compartiments, les bateaux à voile du type dérive relevable et 
semi relevable,
les canoës, les kayaks et les pédalos, à l’exclusion de plates-formes flottantes et de tous autres engins.
L’emploi d’embarcations à moteur est interdit, sans préjudice des dispositions de l’article 7 ci-après.
Le Ministre de la Santé Publique a le droit de limiter le nombre total des bateaux et engins à évoluer sur l
e lac.
Toute embarcation admise à la navigation sur le lac doit avoir une flottabilité instantanée correspondant 
au poids
du bateau complet avec ses accessoires et augmentée de 20 kg pour chacune des personnes pouvant 
régulièrement y embarquer.
Elles seront dépourvues de cabine ou abri similaire.
La capacité de transport des dériveurs légers monocoques et catamarans d’une longueur inférieure à 5 m 
sera celle de l’équipage de course plus 1.
La capacité de transport du dériveur et catamaran d’une longueur tout égale ou supérieure à 5 m sera celle 
de
l’équipage de course plus 2.
La dérive des bateaux à voile doit être relevable ou semi relevable.

Les caractéristiques de ces bateaux doivent être les suivantes:

a) pour les, embarcations à 2 équipiers: il faut que le produit P= L x 1 x c (longueur, largeur, creux) soit égal 
ou supérieur à  2 et inférieur ou égal à 7.
b) pour les dériveurs en solitaire: le produit L x 1 x c sera au moins égal ou supérieur à 0.75.

Art.3. Les bateaux et engins ne sont pas admis à évoluer dans la partie 1 de la zone de protection sanitaire.
           Ils sont admis à évoluer dans la partie 2 de la zone de protection sanitaire,
          condition de ne pas approcher de moins de 5 m des rives, sauf lors de régates officielles ou et cas 
d’accostage.

Leur évolution est interdite aux endroits qui seront réservés à la plongée sous-marine, la baignade et la 
natation, en exécution des articles 11 et 12 ci-dessus.

Les embarcations ne navigueront que pendant le jour, elles renteront au lieu d’attache à la tombée de la nuit.

La navigation est interdite lorsque le niveau du lac est inférieur à la cote N. N. + 300 ou si les conditions
atmosphériques ne la permettent pas.

Art. 4. Pour être admis à la circulation chaque bateau ou engin doit faire l’objet d’un autorisation à délivrer 
par le
Ministre de la Santé Publique ou son délégué sur présentation d’un demande écrite par le propriétaire.

L’autorisation devra être renouvelée en cas de changement de propriétaire.

Elle peut être retirée si le bateau ou engin ne remplit plus les conditions prescrites.

Les détenteurs de licences sportives sont dispensés de l’autorisation ministérielle en cas de participation 
aux régates officielles et pour la durée de celles-ci.

Toutefois les canoës, kayaks et canots pneumatiques, facilement démontables ou transportables, peuvent 
circuler
sans autorisation ministérielle, sous réserve de l’observation des dispositions de l’article 2 du présent 
règlement.

Les non-nageurs, usagers des bateaux et engins, doivent porter des vestes de sauvetage ou des ceintures 
de sécurité.

Art. 5. L’embarquement, le débarquement, la mis à l’eau et mis à terre des bateaux et engins, soumis à 
l’autorisation
du Ministre de la Santé Publique, ne pourront se faire qu’aux endroits aménagés à cet effet et délimités par des
panneaux spéciaux.

Art. 6. Chaque bateau ou engin en stationnement doit être amarré solidement aux endroits désignés à cet effet.

Art. 7. Par dérogation aux articles 2 et 3 du présent règlement les agents chargés par les Ministres compétent 
pour
la surveillance et de l’exploitation du lac sont autorisés à utiliser des embarcations à moteur sur toute l’étendue 
du lac dans l’exercice de leurs fonctions.

Ces bateaux porteront de façon apparente l’inscription « Service des barrages ».

Art. 9. L’organisation de régates, fêtes ou concours nautiques est soumise à l’autorisation préalable du Ministre 
de
la Santé Publique qui pourra, pour des raisons de santé publique, soumettre leur déroulement à certaines 
conditions ou même les interdire.

Art. 10. Si la protection sanitaire des eaux du lac l’exige, la Ministre peut refuser son autorisation aux demandes
présentées en vertu des articles 4 et 8 du présent règlement , ou subordonner à l’observation de telles conditions 
qu’il juge nécessaires.

De s’avèrent indispensables pour la protection sanitaire des eaux du lac.

 

Titre 2. – Plongée sous-marine, natation et baignade

Art. 11. La plongée sous-marine ne pourra être pratiquée qu’aux endroits désignés et délimités à cet effet par des
panneaux et bouées, et sous la responsabilité et aux risques et périls des intéressés.

Ne sont admis que les plongeurs pouvant faire preuve de l’aptitude et des connaissances indispensables à 
l’exercice de la plongée sous-marine.

Le Ministre de la Santé pourra autoriser l’organisation de cours de plongée sous-marine.

L’organisation de concours de plongée sous-marine est soumise à l’autorisation préalable du Ministre de la 
Santé Publique.

Art. 12. Le Ministre de la Santé Publique peut désigner certains, endroits réservés à la pratique de la natation 
et de la baignade aux risques et périls des intéressés, et d’autres endroits où ces activités sont interdites.

Ces endroits seront délimités par des panneaux et bouées.

L’organisation de concours de natation est soumise à l’autorisation préalable du Ministre de la Santé Publique.

Art. 13. Le Ministre de la Santé Publique prendra, avant de délimiter les endroits prévus aux articles 11 et 12 
ci-dessus, l’avis du Ministre des Travaux Publics et du Ministre du Tourisme.

Titre 3. – Pêche

Art. 14. La pêche à la ligne est autorisée dans la partie 2 de la zone de protection sanitaire sous la responsabilité
et aux risques du pêcheur conformément à la législation en vigueur en matière et aux dispositions du règlement
grand-ducal du 13 avril 1970 tendant à assurer la protection sanitaire du barrage d’Esch-sur-Sûre.

Toutefois la pêche pourra être interdite temporairement aux endroits d’embarquement en cas de régates officielles.

Elle pourra de même être interdite à certains endroits, à certaines époques de l’année ou à certaines heures du jour,
afin de ne pas entraver la baignade.

D’une façon générale les pêcheurs sont tenus de n’apporter aucune gêne ni aucun danger aux usagers de ces
endroits et ne pourront se prévaloir d’aucun trouble de jouissance.

Art. 15. L’organisation de concours de pêche est limitée aux lacs des barrage de Bavigne et de Pot Misère.

Elle est soumise à l’autorisation préalable du Ministre de la Santé Publique, qui pourra la soumettre à l’observation
de certaines conditions ou la refuser pour des raisons de santé publique.

Art. 16. Sans préjudice d’autres dispositions légales, les infractions au présent règlement sont constatées par les
agents de la police générale et locale.

Art. 17. Les infractions aux dispositions du présent règlement seront punies d’après les dispositions des articles
 6, 7 et 8 de la loi du 27 mai 1961 concernant les mesures de protection sanitaire du barrage d’Esch-sur-Sûre.

Art. 18. Notre Ministre de la Santé Publique, Notre Ministre de l’Intérieur, Notre Ministre du Tourisme, Notre Ministre
des Travaux Publics et Notre Ministre de la Justice sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du
présent règlement qui sera publié au Mémorial.

 

          Palais de Luxembourg, le 12    novembre 1971

 Le Ministre de la Santé Publique,


Le Ministre de l’Intérieur,
Madeleine Frieden-Kinnen

Le Ministre de la Justice,
Eugène Schaus

Le Ministre du Tourisme,
Marcel Mart

Le Ministre des Travaux Publics,
Jean-Pierre
Bucher

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